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Voici le «Guide des grades des monnaies du Canada» édité par l'Association des numismates et des philatélistes de Boucherville inc. Auteur : André Langlois


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Articles - Monnaies
Textes publiés dans le Bulletin de liaison de l'association concernant la collection de la monnaie et la numismatique
2004-04-01
Juba II [2]


Marc Pelletier et Sergio Rossi

Mines

Il est bien connu que la frappe de deniers en argent fut particulièrement abondante sous Juba II. Mais d’où provenait le métal nécessaire à cette production ? Il est intéressant de constater que ce roi entretenait des relations suivies avec la Bétique ( Andalousie ) et qu’il en tira le métal qu’il monnaya.

Ateliers

Le principal atelier de monnaies du royaume se situait dans la capitale, Césarée, mais il est aussi reconnu que les monnaies royales, portant soit le nom de Juba ou celui de Cléopâtre, auraient été frappées dans d’autres villes du royaume . La meilleure preuve à ce sujet vient d’un denier de Juba II portant au revers, en plus de la tête barbue de Baal ( dieu du soleil ), la légende punique « MKM SMS « ( MAKOM SEMES : ville du soleil ). De fait, Bocchus, qui régna sur les deux Mauritanies, de 50 à 33, et dont la capitale se situait à Siga ( dans l’Algérie actuelle ), faisait frapper ses monnaies à Lixus. Cette ville ( près de Larache dans le Maroc actuel ) était située à l’embouchure du fleuve Loukkos sur la côte atlantique. Il n’est donc pas surprenant que, quelques années plus tard, Juba II ait pu faire frapper un certain nombre de pièces dans ce même atelier.
La diversité observée sur les pièces, parfois d’un même millésime, tant par rapport au caractère des têtes que par la qualité d’exécution indique avec une assez grande certitude que les lieux d’émission furent différents. Même si la découverte au Maroc, en 1907, d’un trésor (8000 deniers ) à Ksar ( ancienne Banassa ), comprenait une certaine quantité de deniers de Juba II en parfaite condition, on ne peut conclure avec certitude qu’il y ait eu en ce lieu un atelier monétaire. Mais la provenance du métal, la grande diversité d’exécution observée sur les pièces ainsi que la découverte de ce trésor plaident en faveur de la présence d’ateliers, soit à Volubilis, soit à Banassa ou dans une autre ville pour la frappe des monnaies royales attribuées à Juba II.
Denier de Juba I

En parallèle , nous savons que des monnaies de bronze, produites par les villes et destinées surtout à une circulation locale, furent frappées bien avant Juba II et possiblement aussi sous son règne dans les villes de Sala, Tamusida, Lix, Zilis, Tingis et Rusadir pour ne nommer que celles-là. Mais ces « monnaies de ville « ne doivent pas être confondues avec les monnaies royales de même métal, portant le nom de Juba ou de Cléopatre.
À ce chapitre, on peut conclure avec Mazard que le besoin et donc la production de deniers s’est intensifié pendant le règne de Juba II, avec le développement des échanges maritimes et internationaux.

Dates

Que nous révèlent les dates ? Si l’on retient que Juba II régna pendant 48 ans, soit de 25 av. J.-C. jusqu’à 23 apr. J.-C., on observe cependant que les dates qui figurent sur certaines pièces se limitent aux années 31 à 48, dernière tranche de son règne, sans toutefois apparaître lors des années 37 à 40.
Quant aux monnaies sans date, on ne peut déterminer de façon exacte l’époque du règne de Juba II où elles ont été émises. Ni la fabrique, ni le poids, ni le type n’offrent à cet égard des indices certains. Toutefois, il est très vraisemblable que les monnaies sans date soient en général antérieures à celles qui en sont pourvues, et qu’elles appartiennent pour la plupart aux 30 premières années du règne de Juba, comme en font foi toutes les monnaies frappées au nom de Juba et de Cléopâtre ( décédée en l’an 5 apr. J.-C. )
Denier de Juba II

Légendes

Les monnaies dites royales portent toutes le nom de Juba et / ou de Cléopâtre avec l’addition des titres de roi et de reine. À une exception près, le nom et le titre de Juba sont inscrit en latin alors que ceux de Cléopâtre sont constamment en grec. D’autre part, l’année du règne, lorsque inscrite, est le plus souvent indiqué par des chiffres romains précédés d’un R ( REGE ). Les relations avec les colonie romaines, le commerce avec l’Italie et l’Espagne et la dépendance dans laquelle Juba II se trouvait à l’égard d’Auguste expliquent suffisamment l’usage de la langue latine dans l’empreinte monétaire. Il est toutefois plus étonnant qu’un si grand nombre de monnaies portent des inscriptions grecques. Cependant, la langue grecque était à cette époque très répandue dans tout le monde dit «civilisé» et aurait été en usage à la cour mauritanienne . C’était d’ailleurs la langue maternelle de Cléopâtre et sans doute celle dont elle se servait habituellement, comme on peut le conclure par le fait que son nom est toujours inscrit en grec sur la monnaie. De fait, selon Plutarque, Juba lui-même écrivit en grec l’histoire romaine ainsi que d’autre ouvrages.

Nous avons souligné dans l’Histoire, présentée antérieurement, que Ptolémée co-régna
avec son père de 21 à 23, avant de lui succéder. Fait intéressant à souligner, certaines pièces de Juba II nous montrent, du côté revers, le portait de Ptolémée alors qu’il était encore prince : plus qu’uniquement par ses traits, la date XXXI l’atteste vraiment sur la pièce de Brethes # 319. D’autre part, la pièce de Müller # 105 présente aussi une tête imberbe de Ptolémée.

Frappée sans doute dans une période plus tardive, un très beau denier de Juba II, non daté (Mazard # 379), fait voir au revers l’inscription suivante « REX PTOLEMAEUS REGIS IVBAE F. « ( FILIUS ), alors qu’un autre denier de Juba II, datée de XXXXVIII, présente au revers le buste de Ptolémée.

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