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Voici le «Guide des grades des monnaies du Canada» édité par l'Association des numismates et des philatélistes de Boucherville inc. Auteur : André Langlois


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Articles - Monnaies
Textes publiés dans le Bulletin de liaison de l'association concernant la collection de la monnaie et la numismatique
2002-01-01
Ces dieux venus d'ailleurs


Léonard Côté


Dans l’Antiquité, les dieux étaient perçus bien différemment d’aujourd’hui. En effet, les anciennes civilisations divisaient les dieux en deux grandes catégories : les bons et les mauvais. Rome, à ce chapitre, est semblable à la plupart des autres sociétés de l’Antiquité. On y trouve une religion évolutive imprégnée de magie et de superstition. La religion romaine est née de l’héritage indo-européen.
Dénarius de Faustina I
Représentant Vesta (Hestia) déesse du foyer

Cependant, on assiste à une transformation des mentalités à la suite de la succession de défaites pendant la Seconde Guerre Punique (218-201av J. C.). Tous les dieux seront invoqués pour sauver Rome, y compris des dieux grecs comme Junon ou Vénus. La légende troyenne vient alors au secours des Romains. Plusieurs dieux étrangers revêtiront désormais des formes romaines, pour la plus grande gloire de l’Empire.
À partir de cette époque, les Romains ont pris conscience que tous les dieux pouvaient être bons; il fallait tout simplement les apprivoiser. Dès lors, les dieux étrangers devinrent des trophées de guerre aussi recherchés que l’or ou les pierres précieuses. Les plus populaires demeuraient les anciens dieux qui avaient fait la gloire de la Grèce. C’est ainsi que les peuples conquis verront leurs dieux, non plus détruits, mais tout simplement ramenés à Rome pour y être adulés. Si ces dieux venus d’ailleurs changeaient de camp et de nom, il n’en demeurait pas moins qu’ils étaient toujours vénérés par les conquis. Une monnaie appelée VOT était émise pour le maintien des statues et des temples. On était déjà très loin de Remus et Romulus.
Siliqua de Gratian (367-383)
Vot émit pour l’entretien des statues et temples

Le clivage religieux entre les Romains de souche et les autres habitants de l’Empire s’estompait. Néanmoins, il semble que l’afflux de ces dieux étrangers avait des répercussions énormes sur la vie spirituelle et sociale des Romains. Devant l’émergence de la nécessité, Varron (116–27av J. C.) agronome de profession, publia en 47 un répertoire sur ces dieux pour faciliter aux Romains le culte qu’il convient de rendre à tous et à chacun. Varron y expose sa “ théologie tripartite ” où il insiste sur une division des dieux en trois espèces : les dieux visibles comme le Soleil, les dieux invisibles, exemple Neptune, et les grands bienfaiteurs, genre Hercule.
Dénarius Julia Soaemias
Représentant Junon (Héra) épouse de Zeus

On raconte qu’une fille devant se marier devrait honorer une multitude de dieux dans la journée du mariage, dans le but de voir son bonheur futur exaucé. La multiplication des dieux, tant publics que privés, était devenue à Rome un carcan qui paralysait toute la société. Cinq dieux uniquement pour l’épi du blé en dit assez long…

Tous ces inconvénients n’empêcheront pas Cicéron de faire la déclaration suivante : “ Si nous nous comparons aux peuples étrangers, nous nous révélons égaux ou même inférieurs dans les autres domaines; mais dans la religion, je veux dire le culte des dieux, nous sommes de beaucoup supérieurs. ” Dans tout le panthéon, Varron choisit quelques-uns qui font la gloire de Rome. Ce sont : Janus, Jupiter, Saturne, Genius, Mercure, Apollon, Mars, Vulcain, Neptune, Junon, Diane, Minerve, Vénus, Vesta.
Dénarius de Caracalla (198-217)
Représentant Hercule (Héraclés)


Mais pourquoi cette Rome si ouverte aux cultes étrangers était-elle si réticente à la venue du culte du Christianisme? La réponse est simple. Le Christi-anisme lui-même en est responsable. Son dieu était considéré comme un dieu jaloux qui ne pouvait tolérer d’autres dieux ou des images les représentant. Pour vouloir se faire respecter, il faut tout d’abord respecter les autres. L’intolérance chrétienne a donc joué à son désavantage. Qui plus est, Tibère (14-37) dira que les Chrétiens sont une secte à abattre parce qu’elle donne avant tout le goût de liberté aux hommes. L’incendie de Rome par Néron, en 64, a également eu pour eux des conséquences déplorables puisqu’ils en furent accusés. Il faudra attendre Constantin I (307-337) pour voir le Christianisme sortir des catacombes. Constantin, le treizième apôtre, sera d’ailleurs le sujet de ma prochaine chronique.

Entre temps, je suis toujours disponible pour recevoir vos suggestions et commentaires.


Léonard Côté

d.l@sympatico.ca
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