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Voici le «Guide des grades des monnaies du Canada» édité par l'Association des numismates et des philatélistes de Boucherville inc. Auteur : André Langlois


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Articles - Timbres
Textes publiés dans le Bulletin de liaison de l'association concernant la collection des timbres et la philatélie
2002-01-01
Souvenirs d'Afrique [1]

Gaétan Duquette

Depuis très longtemps, les oiseaux me passionnent et ils m’ont amené à parcourir le monde à leur poursuite. Plus récemment, j’ai commencé la thématique des oiseaux sur timbres et j’y ai retrouvé un plaisir étonnamment semblable (voir Le Bulletin de liaison, vol. 33, n° 4, avril 2000). Quand Marc Pelletier m’a suggéré de raconter ici mon récent voyage en Afrique du Sud, l’idée m’a intéressé. Espérons qu’il en sera de même pour vous et que la découverte d’oiseaux exotiques vous plaira.

Togo, 1996, 1500 f. Le Piquebœuf à bec rouge est un précieux nettoyeur pour les grands mammifères.

Revoir le continent africain
J’ai vu pour la première fois l’Afrique en 1990 au cours d’un voyage en Tanzanie. L’agence Expéditions Monde m’y avait amené avec ma conjointe, et, sous la tente, nous avons fait un merveilleux safari dans la plaine du Serengeti, complété par l’ascension du Kilimandjaro. Trois semaines remplies d’inoubliables souvenirs.
L’été dernier, nous avons eu l’heureuse idée d’aller avec le Club Aventure de France visiter l’Afrique du Sud et les deux petits royaumes qui y sont enclavés : le Swaziland et le Lesotho. La semaine en appartement à Paris fut charmante. Paris est une ville qui a énormément à offrir : musées, restaurants, monuments, ambiance.
Par contre, pour ses timbres illustrant des oiseaux, la France est un pays plutôt pauvre. Aucun des 35 timbres ne présente une espèce particulière qui ne se retrouve pas ailleurs. Vous pouvez les voir sur le site Internet http://www.birdtheme.org/country/france.html. Plus originaux et plus difficiles à obtenir sont les timbres des Terres australes et antarctiques françaises où sont surtout représentés des oiseaux marins, souvent en gros plan.
Le canyon de la Blyde River

Les trois pays africains que j’ai visités sont passablement plus intéressants pour le collectionneur que je suis. L’Afrique du Sud a émis à ce jour 104 timbres avec oiseaux, le Swaziland 50 et le minuscule Lesotho 165.
Le lundi 9 juillet, nous nous envolons vers Johannesburg. Il faut tout de suite préciser que nous arrivons dans l’hiver austral, avec des températures ne dépassant pas 20 °C le jour et avoisinant parfois 5 °C la nuit. Nous sommes en saison sèche et la pluie ne sera jamais un problème. Moins de sueur, moins de lassitude et plus d’enthousiasme. De plus, les risques de malaria sont minimes à cette saison (en fait, nous n’avons vu aucun moustique de tout le voyage; ils migrent peut-être vers l’Abitibi…) et l’eau est potable partout. Nous ne sommes que 6 dans un véhicule prévu pour 8; donc le grand confort. La conduite se fait à gauche sur des routes bien pavées. Partout, l’hébergement est propre, confortable et sûr et la nourriture agréable et copieuse.
Botswana, 1997, 1,50 p. Le Piqueboeuf à bec jaune a été réintroduit au parc Kruger.


Le parc national Kruger
Situé au nord-est du pays, ce parc unique au monde nous a permis de voir une trentaine de mammifères et plus d’une centaine d’oiseaux. En période hivernale, les touristes sont moins nombreux, la végétation plus clairsemée et les animaux sont plus faciles à observer. À peu près tous les mammifères, à un moment ou à un autre, sont passés calmement devant le véhicule. Car il faut rester sagement dans le véhicule, félins obligent. Le vendredi 13 juillet, ce fut le “Big Five Day”; en une matinée exceptionnelle, nous avons réussi à voir les cinq grands mammifères les plus dangereux d’Afrique : le lion, le rhinocéros, l’éléphant, le buffle et le léopard.
Omniprésentes, les antilopes impalas sont comme les lapins du parc Kruger. Malheureusement, leur élégance ne les protège nullement des redoutables prédateurs que sont les lions, les léopards et les hyènes.
Le buffle ressemble à un énorme taureau et peut s’avérer très dangereux. On a toujours l’impression qu’il nous regarde comme si on lui devait beaucoup d’argent.
Un lunch à la bonne franquette

Les zèbres sont définitivement plus sympathiques. Vivant en bandes, leur tenue de camouflage ne servirait pas à les protéger des lions mais leur permettrait plutôt de ne pas se faire remarquer par la redoutable mouche tsé-tsé.
Du haut de ses 5 mètres et demi, la girafe se nourrit majestueusement des feuilles de l’acacia tout en évitant ses épines. Son cou, comme celui des autres mammifères ne compte que sept vertèbres. On croit que l’évolution lui a d’abord donné de longues jambes et que son long cou est devenu nécessaire pour boire sans avoir à s’agenouiller.
Afrique du Sud, 1985, 11 c., 25 c., 30 c., 50 c. L’autruche est le plus grand oiseau du monde et l’un des plus connus.

Nous n’avons vu que des rhinocéros blancs durant notre séjour car le rhinocéros noir, qui fréquente des habitats plus broussailleux, est moins facile à trouver. Face à une telle masse, on se sent vraiment petit (exactement comme dans la publicité de la New Beetle). La longue durée de leur accouplement (des heures) a fait d’eux un parfait symbole de virilité. On l’a donc chassé sans merci pour les pseudo-vertus aphrodisiaques de sa corne et au Yémen, encore de nos jours, on n’est un “vrai” homme qu’avec un poignard dont la manche est en corne de rhinocéros. Cette pauvre bête sera peut-être sauvée par l’arrivée du Viagra...
Les éléphants que nous avons vus ont heureusement été d’une placidité étonnante. Ces majestueux animaux sont par leur alimentation de grands destructeurs de l’environnement et ils peuvent causer de sérieux problèmes dans les réserves trop petites.
À la recherche de l’oiseau rare

Les oiseaux sont omniprésents au parc Kruger, souvent gros et très colorés. Même si le voyage n’est pas au départ ornithologique, il le devient progressivement, ma passion gagnant lentement l’ensemble du groupe. Après tout, derrière un mammifère, se cache souvent un oiseau.
Prenons pour exemple le Héron garde-bœufs. Ce petit héron blanc accompagne régulièrement les grands animaux pour se nourrir des insectes qu’ils dérangent. Arrivé d’Afrique en Guyane française en 1850, il est remonté graduellement vers le nord, colonisant les Antilles, puis les États-Unis. La première mention au Québec remonte à 1960 et depuis il y est observé à chaque année. Il pourrait y nicher à un moment donné.
Le Piquebœuf à bec rouge, quant à lui, s’agrippe aux poils des grands mammifères (gazelles, girafes et buffles particulièrement) pour y dévorer les tiques incrustées dans la peau. Loin de les importuner, il est grandement apprécié par ces animaux.
Guinée, 1962, 1 f. Le Bucorve de Sud est un très gros calao terrestre de la taille d’un dindon.

Un autre bel exemple d’entraide nous a été fourni par le Grand Indicateur. Cet oiseau qui aime bien la cire des rayons des nid d’abeilles s’associe souvent au ratel, un mammifère qui ressemble superficiellement à une grosse mouffette et qui adore le miel. Quand l’oiseau a repéré un nid d’abeilles, il y attire par ses cris le ratel et se délecte ensuite des rayons de la ruche éventrée.
Parmi les oiseaux remarquables que nous avons vus, il y a évidemment l’autruche. Notre guide a été surpris d’apprendre qu’elle n’est pas originaire de l’Afrique du Sud et que celles qu’on y observe proviennent d’animaux élevés depuis longtemps pour leurs plumes. Les seules “vraies” autruches de l’Afrique australe habitent la Namibie et le Kalahari.
Cameroun, 1979, 100 f; Congo, 1964, 1 f ; Malawi, 1987, 1 k. Le Héron garde-bœuf s’associe régulièrement aux grands mammifères comme l’éléphant, l’hippopotame et le rhinocéros.

Les vautours n’étaient pas nombreux. Peu d’individus et peu d’espèces. Ils s’étaient probablement déplacés plus au nord, là où les chauds courants aériens leur permettent de tournoyer lentement dans le ciel et de surveiller si le voisin à quelques kilomètres n’aurait pas trouvé une bonne carcasse bien fraîche. Nous en avons quand même observé quatre espèces, dont le rare Vautour chassefiente. Ils ne sont plus que 8000, victimes d’empoisonnement, de collisions avec les pylônes et de dérangement (ah! on n’arrête pas le progrès).
Lesotho, 1988, 40 s. Le Grand Indicateur et le ratel vivent en bons partenaires.

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