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Voici le «Guide des grades des monnaies du Canada» édité par l'Association des numismates et des philatélistes de Boucherville inc. Auteur : André Langlois


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Articles - Timbres
Textes publiés dans le Bulletin de liaison de l'association concernant la collection des timbres et la philatélie
2002-02-01
Souvenirs d'Afrique [2]

Gaétan Duquette

L’estuaire St Lucia
Sur la côte est, au nord de Durban, le “lac” St Lucia est un vaste estuaire sinueux qui a une étroite ouverture sur la mer. Le 17 juillet, nous y avons fait une merveilleuse balade en bateau qui nous a permis de voir le superbe Héron goliath, le plus grand héron du monde. D’énormes crocodiles plus de 3 mètres se prélassent sur les rives, accompagnés d’encore plus gros hippopotames. Statistiquement, l’hippopotame est l’animal africain le plus dangereux pour l’homme. Il faut comprendre qu’il pèse jusqu’à deux tonnes et demie et possède des canines de 40 cm. Quand l’animal défèque, il disperse les excréments avec sa queue. Pour expliquer ce curieux comportement, une légende africaine dit : le créateur ayant oublié de lui donner des poils, l’hippopotame a dû partager l’habitat du crocodile en lui promettant de ne manger que les végétaux. Pour prouver sa bonne foi, il s’est engagé à disperser ses crottes pour montrer au crocodile qu’elles ne contiennent aucune arête de poisson.
Panorama à Giant’s Castle

En dehors des parcs et des réserves, les mammifères de toute beauté ont rapidement converti toute l’équipe et les arrêts pour oiseaux sont devenus plus fréquents.

L’escarpement du Drakensberg
L’Ibis du Cap est un oiseau qu’on ne retrouve qu’en Afrique australe. Il est assez difficile à observer car il vit entre 1000 et 2000 m. Quand je l’ai trouvé dans les escarpements de la réserve Giant’s Castle où il niche, je n’ai pu m’empêcher de lancer un long cri de joie à la Tarzan, croyant sincèrement qu’il s’agissait de ma 150e espèce du voyage (en fait, c’était la 145e). Cet oiseau vulnérable se nourrit au sol d’insectes et d’invertébrés qu’il ne peut trouver que dans des endroits où l’herbe est courte.
Dans la neige du Lesotho

Voir un Gypaète barbu a toujours été pour moi un rêve. Ce grand vautour à la silhouette caractéristique se nourrit principalement de la moelle des os des carcasses qu’il trouve. Saisissant l’os dans ses serres, il survole des rochers et le laisse tomber jusqu’à ce qu’il se brise. Juste avant d’arriver au parc national Golden Gate Highlands, quelle ne fut pas notre joie de voir ce magnifique rapace apparaître à la hauteur de nos yeux. Le lendemain, en quittant cet endroit au paysage spectaculaire, nous avons pu observer pendant une demi-heure une femelle qui apprenait à casser un os à ses deux jeunes.

Le Lesotho
On surnomme le Lesotho “le royaume du ciel ” car, fait unique au monde, tout le pays est au-dessus de 1000 mètres d’altitude. À vocation essentiellement rurale, ce pays est négligé par les touristes “ordinaires ”. Évidemment, le club Aventure s’est fait un devoir de nous y amener. Notez que les voyages en petit groupe sont une formule très agréable. Il n’y a rien à planifier, seulement se laisser guider par quelqu’un qui aplanit toutes les difficultés en se faisant un devoir de nous montrer les côtés les plus pittoresques du pays; quel plaisir d’avoir avec soi une ressource qui explique, commente, interprète et répond immédiatement à toutes nos interrogations!
Rwanda, 1967, 60 c. Le Travailleur à bec rouge est un oiseau dont les colonies peuvent regrouper des millions d’individus.

C’est au Lesotho que nous avons vu qu’il neige parfois en Afrique. Un bon 15 centimètres a amené les gens de la plaine à monter pour faire des petits bonhommes de neige qu’ils mettaient sur le capot des autos, contre le pare-brise, avant de redescendre vers leur résidence, un grand sourire accroché au visage. Malgré un bonnet et des gants, j’y ai souffert d’hypothermie. Heureusement que les mangeoires (eh! oui, comme chez nous) installées près de la chambre attiraient des oiseaux que je n’ai vu nulle part ailleurs et qui m’ont réchauffé le coeur.
Afrique du Sud, 1993, 90 c. Le Manchot du Cap porte le nom anglais de Jackass Penguin parce qu’il braie comme un âne.
Lesotho, 1971, 5 c. L’Ibis du Cap est un oiseau menacé.


La péninsule du cap de Bonne-Espérance
Le 24 juillet, nous quittons le froid Lesotho pour nous envoler de Bloemfontein, au centre du pays, vers la région du Cap. La jolie ville universitaire de Stellenbosh nous séduit et la ville de Franschhoek fondée par les Huguenots protestants bannis de France émeut les Françaises qui nous accompagnent. Nous sommes dans la région où l’on retrouve les grands vignobles d’Afrique du Sud. Incidemment, nous avons goûté un vin différent presque à chaque soir et je résumerai en disant que les vins d’Afrique du Sud sont plus agréables à boire sur place qu’ici.
La ville de Stellenbosh

Les plages sont nombreuses mais le temps plutôt frisquet a calmé nos ardeurs aquatiques. Par contre, il ne semblait pas avoir refroidi celles des Manchots du Cap. Ces amusants petits “pingouins” — nom qu’il faut réserver pour les alcidés de l’hémisphère nord — ont eu bien du mal à la suite de l’épanchement d’hydrocarbures qui a affecté 20 % de la population à l’été 2000. Heureusement, la colonie de Hoot Point semblait en pleine forme. Du haut de leurs 60 centimètres, ils sont vraiment rigolos dans leur smoking d’apparat. Ces oiseaux pêchent en mer les sardines et les anchois et reviennent nicher dans des terriers.
France, 1984, 1 f. Le Gypaète barbu, mon oiseau fétiche, est le seul oiseau qui se retrouve sur les timbres de chacun des quatre pays visités cet été.

Le 26 juillet, nous étions au cap de Bonne-Espérance, le point le plus au sud de l’Afrique. L’endroit était venteux et la mer houleuse. Ici, les agressions par les babouins sont fréquentes. Nous avons vu une touriste se faire arracher son fruit et notre guide a retrouvé une bouteille de vin intacte probablement abandonnée par des touristes en pique-nique forcés de partir à cause des bêtes. On se sait au bout du monde et la vue des Fous du Cap (très semblables aux Fous de Bassan de l’île Bonaventure) n’est pas sans nous donner la nostalgie et nous faire réaliser que le retour est pour demain.
Madagascar, 1954, 15f. Le Brachyptérolle à longue queue est l’un des oiseaux qui nous attendent à Madagascar.
Le cap de Bonne-Espérance

Le Cap est une très belle ville dominée par la montagne de la Table (900 mètres). Le matin du dernier jour, nous avons tenté de prendre le téléphérique mais le sommet était dans le brouillard. J’y ai quand même observé le Promérops du Cap en compagnie du Souimanga orangé, ma 195e et dernière espèce. Les promérops et les souimangas sont l’équivalent en Afrique des colibris (oiseaux-mouches) dans les Amériques. Tout comme eux, ce sont des oiseaux très colorés, qui se nourrissent de nectar et d’insectes et dont les mâles défendent avec agressivité leurs ressources florales, en particulier les protées royales, la fleur emblème du pays.
En 1994, après trois siècles et demi de domination, les Blancs ont accepté de mettre fin à l’apartheid (“séparation” en afrikaans). Tout en nous montrant le bon côté des choses, nos deux guides ont su nous parler des blessures profondes et des énormes problèmes qui attendent leur pays. Jean-Philippe, qui a fait avec nous la première partie du voyage, est un Français qui vit depuis 15 ans sur le côte est et qui a épousé une noire. Bruno, qui nous a accompagnés dans la région du Cap, y vit depuis 1960; il avait 5 ans quand ses parents ont dû quitter en 1960 l’ancien Congo belge quand il est devenu l’actuel Zaïre. Il est un joyeux célibataire qui semble ne pas avoir trop de soucis. Tous les deux semblent avoir pleinement confiance en l’avenir de la nouvelle Afrique du Sud.
Swaziland, 1976, 3c. Le Beaumarquet melba est un oiseau de cage très populaire partout dans le monde.
Ouganda, 1965, 5 s. Le Rollier à longs brins est un oiseau fréquemment rencontré en Afrique australe.

Quant à nous, nous reviendrons peut-être bientôt à Madagascar, cette grande île détachée de l’est de l’Afrique, riche en reptiles (caméléons), mammifères (lémuriens) et en oiseaux endémiques. Des quelque 250 espèces qui l’habitent, plus d’une centaine ne se rencontrent nulle part ailleurs.
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