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Voici le «Guide des grades des monnaies du Canada» édité par l'Association des numismates et des philatélistes de Boucherville inc. Auteur : André Langlois


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Articles - Monnaies
Textes publiés dans le Bulletin de liaison de l'association concernant la collection de la monnaie et la numismatique
2002-04-01
La reine Christine


Léonard Côté

Nous sommes le 16 novembre de l’an de grâce 1632, la Suède est en deuil. En effet, le roi Gustave II Adolphe, le bien aimé, n’est plus. Après avoir conduit ses cavaliers à la victoire sur les troupes allemandes,  celui-ci meurt au combat. Ce grand monarque, allié de la France, avait deux buts ultimes : soit d’étendre l’influence suédoise en Europe et défendre coûte que coûte le luthérianisme.
1 riksdaler de Gustave II Adolphe 1631
le verso représente le Sauveur

Gustave II n’avait pas de fils pour lui succéder, ce qui dérogeait à la tradition. Sa seule fille unique, Christine, n’avait alors que 6 ans à cette époque. Une fille comme souveraine ne semblait guère freiner l’enthousiasme des Suédois à cet égard. En effet, les Anglais qui avaient su gagner de l’influence sur l’échiquier politique 30 ans auparavant ne le devaient-ils pas à une femme, soit la reine Élisabeth? Les Suédois  voyaient en Christine la continuité, celle qui ferait en sorte de réaliser les vœux  de Gustave II. Hélas, le peuple se trompa.

Avant sa majorité, le pouvoir est remis au chancelier Oxenstierna. En 1644, elle prit le pouvoir et s’opposa audit chancelier. Ayant été élevée comme un garçon, elle se fit nommer roi et non reine en 1650. Ce que l’histoire retient de celle-ci est la signature du traité de Brömsebro (le Danemark redonne certaines possessions à la Suède) et de Westphalie (La Suède garde les conquêtes de feu Gustave II).
2 riksdaler d’argent
 représentant la reine Christine  de face

Cette reine-roi était, dit-on d’une extrême beauté. De plus, elle était dotée d’une intelligence peu commune. Cependant, Christine était très dépensière. Elle se fit la protectrice des arts et pris sous sa tutelle Descartes et les musiciens  Corelli et Scarlatti, pour ne nommer que ceux-ci. Ses fréquentations étaient plus qu’autrement douteuses. Dotée d’une immense culture, elle délaissa les affaires de l’état. Elle se convertit au catholicisme. En 1654, Christine abdiqua pour se consacrer à sa passion : les arts, sans toutefois délaisser les intriques politiques où elle excellait.

Christine avait également une passion que beaucoup de gens ignorent. La reine était une collectionneuse. Sa passion était probablement un remède contre ses accès de mélancolies. Collectionner n’est t-il pas l’art d’occuper ses loisirs? C’est ainsi qu’elle acquit une grande partie des trésors de Charles I d’Angleterre quand celui-ci fut décapité pour haute trahison en 1649. Elle possédait des livres anciens et des peintures célèbres. De par ses trésors, elle se crut une grande reine. C’est son abus qui mina les finances du royaume et qui la força à s’exiler à Rome, lieu par excellence des arts.
1 mark d’argent
représentant la reine et les armoiries de la Suède

Criblée de dettes, on dit qu’elle avait la main leste et ne pouvait résister à l’attrait d’une belle pièce de monnaie ou d’un beau bijou. La rumeur se confirmait de plus en plus, Christine était la reine voleuse. On affirme qu’elle aurait dérobé au duc de Parme une série de couverts en argent allant même à les remplacer par des faux plaqués. Souvent, durant ses forfaits, elle se faisait aider par des domestiques. Une rumeur circulait qu’elle aurait même volé le carrosse de l’ambassadeur d’Espagne lors d’une visite de courtoisie. Bientôt on la fuit comme la peste.

Lors d’une visite qu’elle fit à Paris, le grand Mazarin, qui était cardinal, homme politique et lui-même collectionneur dira : “ Gardez cette folle à l’écart de mes cabinets ; sinon il me manquera bientôt quelques-unes de mes miniatures! ”

Objets achetés à même les coffres du royaume de Suède ou produits de ses forfaits, elle légua à sa mort 240 toiles, 120 sculptures,  6 000 pièces de monnaies et une multitude de médailles et d’objets touchant plusieurs champ d’intérêts.
4 mark de la reine Christine en argent
Verso :armoiries de la Suède

Les monnaies frappées à son effigie diffèrent peu de celles de Gustave II, son père. Sur ces pièces, qui sont par ailleurs très belles, on ne trouve son effigie qu’au recto. Au verso, il n’y a rien de particulier compte tenu des pauvres réalisations accomplies par cette souveraine. Ce sont toutefois des pièces qui racontent. Oui! qui raconte la vie d’une reine ayant fuit ses responsabilités pour satisfaire une passion devenue vice. À ce chapitre, les monnaies de la reine Christine demeurent intéressantes puisqu’elles nous démontrent son règne de laxisme. 

Dans le prochain numéro, on replonge dans l’empire romain en l’an 218 plus exactement. L’empereur Elagabale et son culte du dieu Soleil seront au rendez-vous.

Entre temps, je demeure toujours disponible pour vos suggestions ou commentaires.


Léonard Côté
d.l@sympatico.ca
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